Qui sont Rouquayrol et Denayrouze ?

L’ingénieur des mines Benoît Rouquayrol (1826-1875) et le lieutenant de vaisseau Auguste Denayrouze (1837-1883) sont les inventeurs du premier scaphandre à réservoir sous pression et détendeur à la demande à avoir été fafriqué en série et diffusé dans le monde occidental et même jusqu’au Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle.
L’ingénieur Rouquayrol a élaboré le cœur du système, le détendeur, appliqué aux milieux délétères puis subaquatiques.
Le marin Auguste Denayrouze a collaboré avec Rouquayrol à partir de fin 1864 et a contribué à la mise au point de l’équipement complémentaire du plongeur, en particulier le masque groin puis le casque à fermeture 3 boulons.
Il a, avec le concours de ses frères, Henri et surtout Louis Denayrouze, polytechnicien, joué le rôle fondamental de capitaine d’industrie qui allait donner sa notoriété à l’appareil Rouquayrol-Denayrouze (décliné dans différents modèles), ouvrant le marché de la Marine Impériale française (dont la société allait conquérir le monopole au détriment de la firme Cabirol), créant la Société française de la pêche des éponges A. Denayrouze & Cie en Grèce, se souciant de perfectionner par ailleurs le scaphandre à casque classique pour répondre aux besoins du marché, etc.

Le scaphandre a-t-il été inventé à Espalion ?

Non, l’invention de machines à plonger individuelles remonte au minimum au XVIIe-XVIIIe siècle. Quant au « pieds-lourds », à casque et vêtement fermé, c’est une invention anglo-saxone des années 1820 à 1840.
Une poignée de personnalités, ingénieurs, plongeurs professionnels, représentants de l’Amirauté britannique, fabricants de matériel (parmi eux, les frères Deane bien sûr, Fraser, Bethell, Georges Edwards James, A. Siebe…), contribuent, dans un climat de concurrence, d’exploitation d’épaves, et de conquête de marchés de l’équipement, à faire évoluer l’équipement du plongeur vers un scaphandre à casque muni d’une soupape à pèlerine boulonnée, vêtement fermé et étanche, alimenté par une pompe foulante. Le constructeur Auguste Siebe mit sur le marché, entre 1839 et 1844, des modèles qui en furent la résultante, diffusant ainsi un « standard » mondialement renommé.

Existait-il des scaphandres autonomes avant l'appareil-plongeur Rouquayrol et Denayrouze ?

Oui, par ex. la Machine hydrostatergatique de Fréminet, vers 1770. Début du XIXe siècle voient le jour l’Hyplodoma de Pouillot en 1827 (avec détendeur), l’Appareil Pneumato-nautique de Lemaire d’Angerville en 1828 (à réservoir-tampon souple), ou les appareils de Touboulic (1808) ou de Saint-Simon-Sicart  de 1848 (régénération d’air).
Mais le premier scaphandre autonome simple, parfaitement opérationnel, manufacturé et vendu à grande échelle, à réservoir sous pression et détendeur débitant l’air à la demande (comme le sera le CG45 de Cousteau-Gagnan en 1943), est celui de Rouquayrol-Denayrouze, qui fait l’objet d’un certificat d’addition au brevet fondateur du Régulateur Rouquayrol en 1864.

Consulter à ce sujet : Sténuit R., Le Musée du scaphandre (p. 11-12), 1990 ; Damon Ph., Les Plongeurs de l’histoire, 2003 et Etude sur l’évolution technique du scaphandre Cabirol et du régulateur Rouquayrol, 1829-1865, 2008 ; David D., Les pionniers de la plongée – Les précurseurs de la plongée autonome 1771-1853, 2008.

Peut-on visiter le musée en hiver ?

Oui, en groupe, sur rendez-vous.

Le musée du scaphandre est-il accessible aux handicapés ?

Une petite marche rend l’accès compliqué aux fauteuils roulants.

Pourquoi la végétation autour de la statue du scaphandrier dans le Lot n'est-elle pas maîtrisée ?

Parce que l’agence de l’eau interdit toute modification de la végétation naturelle sur le Lot.